Notes sur le TALMUD

Le Talmud de Babylone Volume I
Le Talmud de Babylone Volume II

ATTENTION !!
De nombreux éléments soit disant issus du Talmud sont des inventions ou sont sortis de leurs contextes, mal traduits ou mal interprétés.
La publication partielle et anarchique des ces textes sur la toile est souvent utilisée à des fins malveillantes, d’où la nécessité de relativiser l’importance de ce contenu et de lire le Talmud correctement traduit.
Ne jamais oublier que c’est un ouvrage d’un autre temps !

“Le Talmud est pour certains le livre le plus important du judaïsme, plus important pour la majorité d’entre eux que l’ancien testament de la bible (la Torah). Ce serait une compilation de traditions qui remonteraient aux enseignements de Moïse, conservées, transmises et interprétées par les scribes.”

La Torah et le Talmud

Le judaïsme, comme les autres « religions du livre », distingue le livre sacré de ses interprétations et commentaires. Pour le judaïsme, comme pour le christianisme, un seul livre est inspiré et transmet la parole de Dieu: c’est la Bible (notre Ancien Testament pour le judaïsme, Ancien et Nouveau Testament pour le christianisme). Mais la Bible, comme tout texte ancien normatif, a été constamment relue et réinterprétée, et certains de ces commentaires sont devenus traditionnels et, eux aussi, normatifs pour une communauté religieuse. L’exemple le plus simple en christianisme est la littérature patristique. La Bible a donné naissance à une série de commentaires de la part des Pères grecs ou latins. Aujourd’hui, quand on commente un texte biblique, on cite encore leurs interprétations comme traditionnelles. Le Talmud, c’est cela: un corpus d’interprétations et de commentaires anciens et traditionnels du judaïsme sur la Bible, et plus précisément sur la Torah, c’est-à-dire notre Pentateuque ou les cinq premiers livres de la Bible (Gn, Ex, Lv, Nb, Dt).

Le Talmud est le deuxième livre saint du judaïsme après la Bible. Il s’agit d’une oeuvre encyclopédique dont l’élaboration a duré depuis le début de l’ère chrétienne jusqu’au Ve siècle environ. Comme toute loi écrite a besoin d’être constamment réactualisée, on dit que la Torah constitue la loi écrite, tandis que le Talmud constitue la loi orale. Et en effet, durant des siècles, ces commentaires sur la Torah écrite ont été transmis oralement. C’est assez tardivement, donc, qu’on s’est mis à écrire ces enseignements. Le Talmud se réclame de Moïse, comme la Torah. Les commentateurs juifs affirment que sur le Sinaï, Moïse reçut de Dieu la Torah écrite avec son explication orale, à savoir le Talmud. Le Talmud se présente donc comme une gigantesque table ronde, on a envie de dire un immense concile, à laquelle des centaines de sages et de disciples auraient participé au long des siècles. Malgré la grande diversité des opinions exprimées, l’ensemble donne une impression d’unité et de vie intense. Les débats, parfois vigoureux, passionnés, ou pleins d’humour, n’avaient pas pour but de fixer une doctrine. On cherchait plutôt les principes d’une parole biblique ou à résoudre les difficultés d’application d’un précepte. Les sages analysent les concepts juridiques, mettent en évidence les difficultés et les contradictions avec une dialectique rigoureuse.

La formation du Talmud

Le Talmud est formé de deux grands corpus anciens: d’abord la Mishna, datant des IIe et IIIe siècles, rédigée en hébreu, qui se présente comme un traité juridique, une synthèse touchant tous les domaines de la vie, divisés en six livres: 1) Zéraïm (lois sur la vie agricole et droits des pauvres) ; 2) Moéd (lois sur le sabbat et le calendrier) ; 3) Nashim (lois sur la vie conjugale et familiale) ; 4) Nezikim (droit civil et pénal, relations sociales) ; 5) Kodashim (lois relatives au culte au temple de Jérusalem) ; 6) Taharot (prescriptions relatives à la pureté). Ces enseignements de la Mishna seront par la suite discutés, remis en cause et complétés par les maîtres. Cela donnera la Gemara, terme signifiant « complément », rédigée en hébreu et en araméen.

Le Talmud se présente donc sous la forme de 63 traités, répartis le plus souvent en une vingtaine de volumes, comportant en tout autour de 6000 pages. La plupart des éditions modernes ajoute encore les commentaires de Rashi (à savoir Rabbi Shlomo Yitzhaki, 1040-1105), mais aussi de bien d’autres. La disposition d’une page du Talmud est remarquable: le texte biblique est au centre, en hébreu plus gros. Juste en dessous se trouvent la Mishna et la Gemara. Tout autour, les divers commentaires sont imprimés en caractère plus petit.

Du fait que deux centres intellectuels se sont livrés au même travail de synthèse et de commentaire, on distingue deux Talmuds: celui de Babylone et celui de Jérusalem. Le Talmud de Babylone est trois fois plus volumineux que celui de Jérusalem et jouit d’une plus grande autorité dans le judaïsme. Normalement, quand on parle du Talmud sans préciser, c’est de celui de Babylone qu’il s’agit.

Le Talmud a été traduit en anglais par le rabbin Adin Steinzalts. Celui-ci a aussi commencé une traduction française dont plusieurs volumes ont été publiés.

Il est essentiel de bien saisir la portée de ces écrits traditionnels dans le judaïsme. En effet, quand on discute avec un Juif, on pourrait penser que nous avons un fond commun, la Bible. Ce n’est certainement pas faux, mais ce n’est pas tout à fait exact… Car la Bible juive est inséparable de son interprétation traditionnelle donnée par la Mishna et le Talmud. Or, ces interprétations sont souvent loin des interprétations chrétiennes. Les deux communautés croyantes, bien qu’héritières du même livre saint, ne sont pas sur la même longueur d’onde à cause des interprétations et commentaires traditionnels de leurs livres saints.

Hervé Tremblay, OP
Professeur au Collège dominicain de philosophie et de théologie (Ottawa)
28 mars 2003

“… La TORAH est la parole révélé, le Talmud est la parole d’illuminées”

3 Responses to Notes sur le TALMUD

  1. antinazis says:

    Merci pour votre courage de nous transmettre de telles informations .

    Ces écrits sont effroyables

    c'est le sumum du rascismes. Ce sont eux les chiens, ces créatures à forme humainei.

    chaque juif qui lit le Talmud ou la torah se rend complice d' appel à la haine envers ses frères humain.

    c'est une terrible offence à un Dieu quelconque qui n'aurait pas pu dicter de telles ignominies.

    On comprend mieux pourquoi , on est traité comme des animaux en Fr

  2. antinazis says:

    ah, j'avais oublié cette conférence de Pierre HILLARD, que tout le monde doit voir pour comprendre et qui est en lien avec les phrases ci-dessus:

    Aux sources du mondialisme" – Conférence de Pierre Hillard – 15 Décembre 2012

    http://www.youtube.com/watch?v=oryEpSTK7bo

  3. Dupuis says:

    Qui, à part un juif, peut connaître aussi bien le Talmud ?

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