Interprétation ridicule

poeleToujours dans l’interprétation, je ne sais pas si toutes les langues posent ce type de soucis, mais la langue française est réellement prédisposée aux malentendus et autres quiproquos en tout genre. Après que le Français utilise mal sa propre langue, c’est une autre histoire. Moi je vais seulement en profiter pour faire un peu d’humour à la française  à notre époque où il faut parler politiquement correcte, comme un nain est une personne de petite taille, un aveugle un mal voyant, un homosexuel un gai, un arabe un méditerranéen, un noir une minorité visible etc. Vous remarquerez que ce n’est pas seulement une histoire de langage, mais aussi de situation, très utile pour méprises, les fameux mécanismes vaudevillesques si prisés par nos théâtreux du samedi soir. Aujourd’hui, si tu traites ton voisin d’enculé méditerranéen tu es un mal élevé, si tu le traite pd d’arabe et va en tôle.

bitEt si je dis à quelqu’un que c’est « une bite » ? Doit-il comprendre qu’il est une bête sexuelle ou une tête de nœud ? C’est incontestablement le contexte qui fera la différence. Si l’interlocuteur est un tombeur et qu’il cumul des conquêtes, le sens ne fera aucun doute et celui-ci ne se formalisera pas de l’expression, au contraire. Si la même personne subit un constat d’échec cuisant, je ne pense pas qu’il accepte la métaphore avec humour. Pourtant, une bite d’amarrage, au port, c’est utile et attachant, pour un navire évidemment. On dit plus précisément s’amarrer, et non pas se marrer qui pourrait arriver en cas d’une particularité anatomique cocasse. A part ce cas, je ne vois quoi ou qui pourrait se lier à une bite. Un armateur amateur ? Quoi que pour son propriétaire, cet objet revêt généralement une certaine importance à ses yeux. beanPour ne pas dire une importance certaine et pas seulement à ses yeux en fait. Qui possédant une bite accepterait de s’en séparer ? Qui accepterait d’en avoir une de seconde main ? Dans certaines situations effectivement un trouble de la personnalité provoque un rejet irrépressible pour cet outil pourtant indispensable pour l’union sacrée. Mais cela ne les empêche pas d’y tourner le dos. Ensuite, ce n’est plus qu’une question de point de vue, de disposition. Autrement dit de penchant, c’est aussi une position. Et c’est là que nous retrouvons la relation au port, avec la marine à voile et à vapeur (et non pas au « porc », pour les esprits mal tournés). En notre temps, le genre ne se voit pas nécessairement sur le visage, les garçons ne font pas indubitablement « tête à queue ». La virilité n’étant plus un atout pour la reproduction de l’espèce. Le plus important étant plutôt ce que l’homme a dans le pantalon : son porte feuille.

This entry was posted in Humour and tagged . Bookmark the permalink.

2 Responses to Interprétation ridicule

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.