La vie moderne est une horloge

… Dont chaque minute doit être remplie d’une activité soit par nécessité, soit par peur de l’ennui. Ne rien faire est honteux.
Il faut utiliser le temps, ce temps qu’il faut pour en gagner et le prendre revient à le perdre. La nature bannie le vide, l’humain en a peur. Dans ce contexte, nous vivons aujourd’hui une course à la communication, jusqu’à tenter un rapprochement par des réseaux sociaux numériques, le paradoxe du communiquer caché.

Mais celle-ci restera superficielle en plus de virtuelle tant qu’isolément chaque individu ne rétablira pas sa communication sensorielle et sensuelle avec la nature et ne se réappropriera pas librement l’instant dans sa durée. Temporiser dans le temporel pour écouter et sentir, « back to basics ».

De l’insatisfaction du manque de biens à la déception de la perte des acquis, les humains s’autodétruisent. Sans compter sur le fait que de tout temps l’homme s’est mis en danger avec ses inventions. Les outils : écrasé par un gourdin, coupé par un couteau, perforé par une balle, atomisé par une bombe ; les édifices : enseveli sous un château fort, cathédrale, pont, tour ; le confort : accident de véhicules en tout genre, empoisonnement chimique, erreurs génétiques…

Les plus grandes découvertes naissent des guerres : crise = pression = créativité ; La paix sert à en profiter : inter crise = consommation = oisiveté. La guerre détruit les humains, la paix détruit la nature. La première tue en un éclair, la seconde à petit feu. A chaque étape révolutionnaire, l’humain se dit qu’il est allé trop loin, le feu, la mécanisation, le nucléaire, la nanotechnologie… Ce qui génère à chaque fois une crise existentielle sociopolitique, puis chaque tension initie de nouvelles idées géniales à utiliser lors de la détente suivante. Parallèlement depuis la nuit des temps, l’homme se bat pour l’appropriation de territoires, pour la nourriture, pour la richesse du sol… La sédentarisation faisant naître les frontières. Les limites de propriétés qui limitent la liberté de mouvement et renforce l’inégalité. Le sol, donc la terre, donc la planète n’appartient plus qu’à quelques-uns.

Pourtant, la règle veut que la liberté de mouvement soit proportionnelle au jeu mécanique.

[DA] Extrait de “DIGRESSIONS ANATOMIQUES”, Anatomie temporelle.
Le temps passé avec est acquis, le temps passé sans est perdu.

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